Alain Petriz - Vice Mr. Univers - Mr. Universe Runner-up

T R A I N I N G

Sensations et expériences d’un culturiste passionné : vers les frontières inconnues de la compétition.

L’âge moyen d’un champion culturiste est 40 ans. Souvent, à 50 ans, l’aspect physique du culturiste est le même qu’à 20 ans. Dans la mesure où il est admis que la pratique de ce  sport prolonge vitalité, force et énergie, modèle votre physique et vous dote d’une grande sérénité intérieure,  il n’en faut pas plus pour comprendre pourquoi je me suis passionné pour le culturisme à un âge ou d’autres renoncent à l’amélioration de leur potentiel. Il s’agissait pour moi d’augmenter mon volume musculaire et d’envisager de me mesurer à d’autres athlètes; le vecteur de la compétition est l’aiguillon qui vous pousse à progresser physiquement et mentalement.

L’objet de mon propos est de vous convaincre qu’il n’y a aucun secret dans tout cela mais que la réussite est proportionnelle aux moyens mis en œuvre.  Ces moyens sont simples. Ce sont les différents morceaux d’une mosaïque qui, séparemment ne représentent rien mais qui constituent ensemble un dessin : demander à vos muscles un surcroit de travail, prendre en compte votre métabolisme et adapter votre alimentation à vos objectifs.

Le culturisme n’est pas à proprement parler du pur plaisir. Il représente l’aspect « concours » de la culture physique. Le terme body-building  communément utilisé aujourd’hui se réfère tant à la culture physique qu’au culturisme lui-même ; il est utilisé pour qualifier la méthode d’entraînement en elle-même.

Le point de départ dans cette activité physique et sportive se confond systématiquement avec souffrance, fatigue, temps passé à la salle d’entraînement, récupération difficile. Ces critères incontournables peuvent décourager le plus enthousiaste des débutants.

L’entraînement culturiste se définit comme la mise en œuvre d’exercices et de méthodes avec charges qui visent à améliorer le volume et la qualité musculaire, la ligne et la symétrie de l’athlète. Cet entraînement présente la particularité de générer des athlètes dont l’aspect est éloigné du physique de « monsieur tout le monde ». Ce geste sportif concourt, outre l’acquisition d’un physique que beaucoup considéreront comme spectaculaire ou excessif, à préserver l’intégrité musculaire et musculo-tendineuse du pratiquant, à améliorer ses fonctions physiologiques : en un mot à renforcer et à améliorer son potentiel physique personnel. Toutefois, l’entraînement culturiste ne se réduit pas à un entraînement physique; si l’exercice musculaire doit vaincre une résistance due aux  charges mises en jeu, des résistances d’ordre  personnel sot aussi à vaincre.

Cultiver ou construire son corps est indissociable d’un mode de vie sain teinté d’un certain ascétisme. Le terme américain également largement utilisé de bodybuilding (litéralement : construction du corps) confirme cette démarche basée sur une culture physique pure et dure, une hygiène de vie très stricte souvent assimilée par les non-initiés à de violentes privations.

Le vecteur de la compétition cité plus haut ne peut être envisagé que de la part d’un athlète qui accepte une démarche de programmation et de planification de l’entraînement qui respectera une somme de principes généraux incontournables. Toute stratégie culturiste visant un objectif de compétition sera  calculé à rebours sur une période longue (de un à deux ans). L’athlète devra accepter de se soumettre à un entraînement assidu, à des habitudes alimentaires nouvelles et bien réglées, à prendre du repos, avoir une grande sérénité mentale conjugée à une volonté de progresser indéfectible. 

Il est donc indispensable pour l’athlète de fixer des objectifs de long terme, de calculer le temps et l’énergie nécessaires à leur mise en œuvre. Programmer un entraînement s’apparente à la planification d’un itinéraire dont  il convient de définir la localité de destination au même titre que le temps imparti pour y parvenir. L’athlète devra puiser au plus profond de lui-même la volonté et la détermination pour supporter toutes les contraintes indirectes induites par sa préparation physique. Il doit prendre en compte les contraintes familiales, sociales ou économiques C’est probablement à ce niveau que réside toute la difficulté pour se diriger vers la compétition culturiste. C’est certainement  pour ces raisons que l’apport d’un entraîneur peut être déterminant dans l’élaboration d’objectifs réalistes pour le culturiste envisageant de faire de la compétition.

Mon objectif était simple : participer de façon crédible à une compétition de culturisme. Les chemins à emprunter pour y parvenir furent plus complexes. C’est ce que je vais tenter d’expliquer ici.

Mettre toutes les chances de mon côté fut la démarche qu’Alain Petriz, devenu mon entraîneur, a pris le soin de m’expliquer. Sa démarche fut d’adapter les méthodes d’entraînement culturiste à mes capacités physiques et non pas le contraire. Appliquées sans concessions, sur la durée,  ces méthodes m’ont permis de progresser et d’acquérir des sensations qui m’ont permis de me présenter aux championnats WPF 2007 pour terminer à la troisième place (catégorie masters, + 85 kgs).  

Le projet débuta en janvier 2006. A cette époque, les championnats 2007 étaient déjà en ligne de mire. Le temps était alors limité pour tous les deux et le travail à fournir impressionnant.

D’une nature impatiente, je ne réalisais pas encore l’ampleur des efforts à fournir. Il est intéressant d’être pris en charge par un entraîneur doté d’une sagesse à toute épreuve. Cette sagesse se retrouve chez tous les grands culturistes. Cette qualité, instinctive, proprement animale, essentielle de la part d’un bon entraîneur, vous évite de dépasser votre mesure, vous permet de vous accepter pour tirer le meilleur de vous-même.  

Pour Alain Petriz, il s’agissait de me faire manier des poids toujours plus lourds, de faire des exercices nouveaux, d’avantage de séries des mêmes exercices,  de forcer pour faire plus de répétitions à chaque série, de faire la même chose à un rythme de plus en plus rapide. La combinaison de ces différentes méthodes est probablement  la clé de la progression. 

Etrangement, le nombre de séance fut dans un premier temps réduit à 3 par semaine. Cette sagesse s’exprime aussi par le fait qu’il ne faut pas entraîner ses muscles trop souvent, avec des poids trop lourds et trop vite. Toutefois, l’entraînement ne suffit pas. Alain m’a expliqué qu’un muscle se développe en trois phases : d’abord, on l’exerce pendant 1 heure, 1 heure quinze maximum, puis on doit le nourrir. Enfin, le muscle assimile la nourriture, se repose et augmente son volume.

Ainsi, à la contrainte de l’entraînement, s’ajouta immédiatement celle de l’alimentation. Au petit-déjeuner, les sucres rapides tels la confiture ou le sucre blanc furent éliminés pour être remplacés par le jambon blanc ou le riz, autres sucres mais sucres dits lents. La protéine en poudre fut intégrée à cette nouvelle façon de se nourrir à hauteur de 50 grammes par prise (le matin, à 10 heures et après l’entraînement).Ces nouvelles habitudes alimentaires se conjuguèrent au pluriel dans la mesure où l’ingestion de petits repas fréquents est préférable à la conception classique des trois repas par jour. 

Me voilà donc condamné à manger 7 fois par jour : petit-déjeuner, en-cas du matin à 10 heures, repas de midi, goûter avant entraînement, ration après entraînement, dîner, ration avant le coucher. Cela peut sembler extravagant pour le néophyte mais c’est absolument indispensable pour le culturiste. Rappelons que le succès est l’assemblage de tous les morceaux de la mosaïque dont nous parlions plus haut.  

Tout ceci demandant un minimum d’organisation, il vous faudra préparer vos gamelles, respecter un horaire strict pour vous alimenter, vous entraîner. La régularité de la démarche est une composante du secret qui doit vous conduire vers l’hypertrophie musculaire. 

L’hypertrophie musculaire, but à atteindre par le culturiste, consiste à construire un moteur plus gros, plus puissant (acquisition de la force), plus résistant (recherche de l’intensité). Cette augmentation de la surcharge de travail avait été programmée à mon insu dans la mesure ou l’entraîneur cherchait à soumettre mon corps à un stress bénéfique, c’est-à-dire non excessif et récupérable. Alain ne m’a expliqué tout cela que beaucoup plus tard. L’entraînement (le stress du culturiste) met en crise les réserves énergétiques perdues dans un premier temps. Les structures de la cellule musculaire se reconstituent alors dans un deuxième temps, en excès, grâce à ses propres réserves ; elle les sur-compense. En conséquence, le volume du muscle augmente. L’augmentation progressive de la surcharge s’appelle la progression.

Il est inutile de préciser que ces considérations sur la méthode n’effleurent pas le pratiquant face à sa barre chargée et à son entraîneur. Au cours des séries qui s’enchaînent à une cadence de plus en plus rapide, il ne perçoit que des onomathopées du genre « encore une rep, allez, tu peux, ne t’arrête pas ». Pendant les 6 premiers mois, le lecteur comprendra que les échanges entre l’entraîneur et son élève se résumèrent à un vocabulaire simplifié, où les seuls mots quelque peu élaborés mentionnés furent « surcharge, fréquence, répétitions, séries ou encore intensité ». Toutefois, ces termes respectaient très théoriques face à la souffrance endurée pendant l’entraînement. A ce niveau, une part du secret de la progression reste à découvrir. IL est nécessaire de pratiquer des mouvements de base en toute orthodoxie, pousser les barres avec une pleine amplitude, endurer une certaine forme de douleur qu’il convient de transformer en sensation de plaisir. En un mot, vous devez être humble face à la charge et permettre au temps qui s’écoule, semaine après semaine, de contribuer à assembler les différentes parties de la mosaÏque. Vous ne possèdez pas encore toutes les clefs vous permettant de fixer un regard critique sur la globalité de votre entraînement. Après 6 mois d’intenses entraînements, je ne possédais pas encore les clefs de mon avenir de culturiste. En étais-je vraiment un: probablement, pas encore !

A ce stade, le rôle de l’entraîneur est de recadrer constamment son élève pour attirer son attention sur des idées simples : pousser le plus lourd possible en oubliant toutes les théories souvent inutiles lues dans les magazines spécialisés sur la sophistication des différentes méthodes d’entraînement. Avec le recul, je crois beaucoup à l’entraînement d’instinct adapté à ses capacités physiques du moment. A ce stade, l’intervention bien comprise d’Alain Petriz m’a évité de perdre beaucoup de temps en conjectures et considérations inutiles.  

L’intensité est probablement le mot le plus important de notre propos. Qu’est-ce que l’intensité ? Où la chercher, Comment la rencontrer ? Je n’ai compris la signification de ce mot que tardivement. Je pense qu’il faut s’inscrire dans la durée (entre 6 et 12 mois d’entraînement) pour en comprendre la réelle signification. La juste intensité conduit à une augmentation significative de la taille du muscle. Il s’agit d’exécuter chaque série avec une concentration mentale maximale. Le muscle doit alors exécuter un travail complet en contraction (avec une phase positive explosive) comme en extension (avec une phase de retour négative lente et contrôlée). Les temps de repos entre les séries seront limités au maximum et chacune  sera executée en totalité.  Il s’agit d’épuiser vos réserves énergétiques sans vous entraîner au-delà de vos limites.

Pour ces raisons, l’intensité est le but ultime auquel le culturiste doit parvenir. Pendant ce temps, mes entraînements s’enchaînèrent avec une régularité sans faille ; les mois passèrent : je me retrouvai avec 4 entraînements hebdomadaires dès le mois de septembre sans réellement m’en rendre compte. Il s’agissait encore là d’une intervention de l’entraîneur pratiquant une communication à l’économie dans la forme «  à partir de lundi, tu passes à 4 entraînements ! ». A vos ordres, chef !

L’année 2006 ne se termina pas comme elle avait commencé. Les entraînements devenaient plus longs (1heure 15 à 1 heure 30), les séries plus longues (une seule règle : répétitions jusqu’à l’échec musculaire), l’intensité plus forte (temps de récupération plus cours) . Le tout était pratiqué sur le principe de la confusion musculaire. Il s’agissait de ne pas laisser le muscle s’habituer à certains mouvements. Outre les exercices de base qui contribuent à stimuler votre métabolisme (développé couché, squat, tirage nuque, … ) qui développeront un physique construit et puissant, il convient de varier constamment l’ordre des exercices et d’en découvrir de nouveaux qui feront travailler un muscle ou une portion de muscle sous des angles différents (les exercices aux câbles sont excellents à ce stade).  Quant au nombre de répétitions, un seul mot d’ordre : en faire le maximum à chaque série pour aller à l’échec musculaire systématique sur chaque série.

L’année 2007 se profile alors. le concours tant attendu est prévu pour le 19 mai suivant. Il s’agit dès janvier de mettre en place un programme « à rebourd «  censé m’amener à la condition physique espérée le jour J.

A partir de ce moment, l’entraîneur s’est montré un peu plus bavard : juste un peu, j’ai compris plus tard qu’il ne souhait pas m’effrayer outre mesure sur ce qui m’attendait en termes de privations alimentaires ou d’intensité d’entraînement. Au cours des semaines qui suivirent, tout ce qui suit fut distillé avec mesure par Alain Petriz. Une date fut prise : le régime commencerait le 15 janvier. A cette date, je pesais plus de 104 kgs à la suite d’une prise de poids volontaire faite au cours des mois de novembre et décembre précédents. J’étais relativement gras. Mon pourcentage de gras se situait alors à 18.6% avec 19.1 kilos de graisse et 78.8 kilos de muscles. L’objectif était de diminuer de façon drastique les kilos de gras corporel tout en préservant la masse musculaire. Les valeurs à atteindre ne furent pas communiquées à ce stade. Alain m’annonça cependant tout de go que je devrai me présenter au concours au poids maximum de 85 kgs. Je n’avais que 19 kilos à perdre : une formalité ! Sur ce chapitre, il se montra plus bavard et me présenta une feuille de régime que je jugeais encore bien anodine. Si tel était le régime culturiste (3500 calories pour mon métabolisme de base qui se situait à 2500 calories environ), alors vive le régime du culturiste ! Je n’oubliai qu’une chose : nous étions encore en janvier. Je m’engageais alors avec entrain dans ce régime qui satisfaisait totalement ma faim et accessoirement mon palais avec 25% de protéines, 60 % de glucides et 15 % de lipides. Je vous rappelle que j’avais pris de bonnes habitudes alimentaires au cours de l’année précédente ( 7 repas par jour, protéines en abondance, peu de lipides ou de sucres rapides, beaucoup de sucres lents, … ). Le plaisir fut de courte durée. L’entraînement changea également dès le début de février. Le « cardio » fit son apparition. Anodin, au départ, je ne m’y attelais toutefois qu’avec un entrain limité. Selon Alain, 3 séances de 30 minutes étaient suffisantes : le matin, à jeun, au lever. Une semaine plus tard, le visage soucieux de mon entraîneur  fut le prélude à un changement important dans les préconisations : le cardio passait à 4 séances par semaine ; chaque séance serait désormais de 45 minutes ; s’ y ajoutait le travail de la taille avec bâton (20 minutes par séance) ainsi que le travail des abdominaux (j’avais des progrès à faire de ce côté). A cette époque, le travail cardio représentait déjà, en plus de l’entraînement aux poids (passé de 4 à 5 puis 6 et 7 séances entre janvier et mai), 1 heure à 1 heure 15 par jour. Cette quantité de travail cardio fut doublée dès le début du mois d’avril !  

En février et mars, l’alimentation resta hyper-énergétique. Le but était encore l’accroissement de la force et l’amélioration de la densité musculaire. Toutefois, l’apport protéique fut légèrement augmenté afin de compenser la protéolyse induite par l’entraînement de force avec charges lourdes. La part des glucides se réduisait alors inexorablement. Le régime était modifié presque chaque semaine. Seules, les suppressions étaient programmées pour tendre vers un apport global de  2500 calories en mars, de 1800/2000 calories en avril et de 1500/1600 calories en mai. Pendant ce temps, mon poids descendait progressivement, lentement. De 104 kgs le 30 janvier, je passais à 101 kilos en février, à 95 en mars et 91 kilos le 15 avril. Le régime devenait très dur : exclusivement des blancs d’œufs, du poisson cuit à la vapeur, des haricots verts. L’entraîneur se montrait particulièrement directif dans ce domaine. Chaque lundi était programmée une revue de détail car j’étais soupsonné, souvent à tord mais pas toujours, de m’être laissé aller à quelques excès durant le week-end. Or, est-ce réellement un excès quand, mourant de faim, on en est réduit à « ronger » un morceau de pain sec  trouvé dans la cuisine ou compter quelques fraises que l’on absorbe goulûment avec une totale mauvaise conscience en se persuadant qu’il faudra travailler encore plus durement lors de l’entraînement suivant pour éliminer ces quelques rares calories volées ? 

Parvenir à un niveau de définition musculaire extrême demande beaucoup de courage et de détermination. J’avais fin avril une meilleure idée des chiffres auxquels je devais parvenir. Les 85 kilos exigés par mon entraîneur étaient encore hors d’atteinte. Début mai, j’arrivais à 87,88 kilos  avec de gros sacrifices, mon taux de graisse corporelle tombait à 7/8 %. La masse musculaire était préservée. Je réalisais que j’avais perdu une grande partie du gras corporel. L’espoir d’une issue positive à tous ces efforts commençait à poindre d’autant que les commentaires d’encouragement de mes collègues d’entraînement me laissaient penser que j’étais sur la bonne voie. Seul, l’entraîneur ne semblait pas encore totalement satisfait des résultats obtenus. Les 85 kilos étaient toujours l’objectif à atteindre et le taux de gras devait être impérativement ramené à 5%.

Les derniers jours avant le 19 mai étaient là. Alain m’initia alors aux techniques d’affûtage qui devaient me permettre d’éliminer les quelques grammes encore superflus. Ces techniques sont nommées « rebond glucidique ou encore rebond électrolytique ». Sans entrer dans les détails ici, il s’agit de modifier temporairement l’aspect musculaire de l’athlète. Si la méthode fonctionne, vous augmentez votre volume musculaire très rapidement pour un meilleur effet visuel sur scène ; dans le cas contraire, vous pouvez ressembler à une bonbonne.

Outre un entraînement très long et très épuisant, vous devez sur 5 à 6 jours basculer d’une alimentation riche en protéines vers une alimentation riche en hydrates de carbones tout en buvant une eau pauvre en sodium jusqu’à ne plus boire du tout 36 heures savant la compétition. Chaque technique de rebond est personnelle et doit être expérimentée par l’athlète sans que ce dernier ne soit sûr du résultat qu’il obtiendra. L’expérience de l’entraîneur est à ce stade déterminante. Dans mon cas, la réussite fut au rendez-vous. Je me présentais le 19 mai au poids de 87 kilos, les muscles pleins avec un physique à la fois découpé et veineux ; mon taux de gras était tombé à 5.6% sans fonte musculaire alors que j’avais éliminé presque totalement le gras en excès. N’étant pas très volumineux, Alain Petriz m’avait convaincu que je ne pouvais prétendre être «  dans le coup qu’en jouant la sèche et la définition musculaire ». Il avait raison.  

Le contrat fut rempli. Une troisième place aux championnats de France, catégorie Masters + 85 kilos récompensa ces mois d’efforts et de privations. Alain Petriz semblait satisfait et les chaudes félicitations de mon entourage m’ont convaincu que le culturisme pratiqué dans un but compétitif est un véritable sport.

PHILIPPE GROSJEAN

L'évolution de mon client Philippe au fil des mois

Mars 2006

Mai 2006

Janvier 2007

Avril 2007

18 Mai 2007, veille du concours

19 Mai 2007, concours

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